Yellowstone National Park: plein les yeux et le coeur

A la croisée des chemins entre Montana, Idaho et Wyoming, voici notre parc préféré: des paysages de pleine nature, sauvages et préservés, des animaux à foison, des phénomènes géothermiques et un volcanisme très actif, avec entre 1000 et 3000 séismes par an, des geysers, des sources chaudes, des bassins extraordinaires…

Située sur un « point chaud » du globe, la gigantesque caldeira (70 km de diamètre) est le résultat de l’affaissement du toit d’une immense chambre magmatique. Actuellement, la lave continue de s’accumuler faisant à nouveau gonfler l’écorce terrestre.

Le parc s’étend sur 8983 km2, autant dire que nous en visitons une infime partie…

C’est le plus grand système volcanique d’Amérique du Nord, appartenant à la catégorie des « super volcans », produisant les éruptions les plus importantes et les plus volumineuses sur Terre.

L’été y est relativement chaud cette année et au fil des jours et des semaines, les orages de fin d’après-midi reviennent systématiquement. Les nuits sous la tente sont fraîches (moins de 10°) et la douche du soir sur un caillou dans la forêt devient une épreuve, même en faisant chauffer l’eau!

Le Grand Canyon de Yellowstone a une couleur jaune due à l’altération hydrothermale du fer (et non au soufre comme c’est le cas à Sainte Lucie). Le parc tire son nom de la Yellowstone River, baptisée « Roche jaune »par les trappeurs canadiens et français qui exploraient et faisaient du commerce au XVIIIè siècle.

Le 1er mars 1872, le président américain Ulysses Grant signe le décret créant le parc national, afin d’en faire « un lieu exempt d’exploitation mercantile, voué à la satisfaction du peuple ».

Chaque jour, nous empruntons nombre de sentiers en tous sens et au vu de la beauté des lieux, j’ai vraiment du mal à ranger l’appareil photo…

Les animaux vivent ici libres et sauvages, se souciant peu des humains. Un bison établit son camp près de notre tente et, vu sa taille, nous hésitons longtemps avant d’aller nous coucher…

Cette écosystème représente la plus grande étendue vierge d’un seul tenant aux Etats Unis, excepté l’Alaska.

Le célèbre Grand Prismatic Spring, bassin aux couleurs arc-en-ciel, est un miracle comme seule la nature peut en créer, vu de près comme de loin.

Il mesure 112m de large et 40 m de profondeur.

Le bassin est à 70°C, c’est la plus grande source chaude américaine connue et la troisième au niveau mondial.

Les bassins et les geysers se suivent et ne se ressemblent pas: Dooblet Pool, Crested Pool, Beauty Pool, Morning Glory Pool, Black Sand basin, Emerald Pool, Sunset Lake, Sapphire Pool, Biscuit Basin, Excelsior geyser Basin, Opal Pool, Turquoise Pool, Black Mud Pool et quantité d’autres bien nommés… autant d’images à capturer.

Les kilomètres de sentier qui s’offrent aux randonneurs loin des foules sont autant de chances de croiser la faune sauvage. Les jours défilent et nous ne nous lassons pas de ce parc et de ses merveilles. Nous montons le Mont Washburn, nous parcourons le Upper Geyser Basin, le Midway Geyser Basin, le Lower Geyser Basin, les Mamoth Hot Springs, nous contournons le Yellowstone Lake, arpentons le majestueux canyon en admirant les chutes…

Comment cesser de le photographier?

De gigantesques incendies ont détruit une partie des forêts en 1988.

The Old Faithful pousse la précision de ses jets si loin qu’il donne des rendez-vous précis à ses spectateurs. Les heures de spectacle sont affichées et le vieux fidèle est ponctuel (toutes les 93 minutes). Malheureusement pour les photos, ce matin-là, la foule et les nuages ont un peu tout gâché: pas de photo suffisamment belle de lui…

Le mois d’Août touche à sa fin: il est temps pour nous de rassembler notre équipement, de l’offrir à qui voudra lorsque nous rejoindrons Salt Lake City et il est temps de nous envoler vers notre île où la rentrée nous attend.

C’est avec le coeur serré que nous quittons Yellowstone car les semaines passées ici ont défilé trop vite… Ce lieu est magique et nous connaissons notre chance d’avoir foulé ses sentiers et découvert ses merveilles.

Un jour, qui sait…nous reviendrons.

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