
Nous y arrivons en voiture depuis les parcs verdoyants et nous sentons peu à peu la chaleur monter. Nous croisons peu d’autres véhicules et les panneaux qui avertissent des risques liés à la chaleur pour les voitures sont nombreux: vérifiez vos niveaux avant de pénétrer dans ce parc national!



Les sentiers sont superbes mais la température nous empêchera systématiquement d’aller très loin…
Il nous faudra régulièrement nous réfugier dans la voiture climatisée.
Ce désert est un four, la chaleur est suffocante et la sécheresse extrême. Les yeux piquent, la peau cuit, tout est brûlant. Le camping est en fait un champ incandescent de cailloux anguleux et noirs…








Nous verrons s’afficher 132 degrés Fahenheit, soit 55,55 degrés Celsius, température suffisante pour que mon maillot de bain se mette à fondre , pour que l’appareil photo s’éteigne, pour qu’à 4h du mat il fasse encore plus de 40°… Sur les conseils du Ranger, nous abandonnons le projet de camper dans la Vallée de la Mort et nous réfugions la nuit venue dans un motel sordide où nous sommes les seuls clients.

Ce soir là, une sorte de Schwarzenegger venu de nulle part, un géant culturiste et protéiné, frappera à la fenêtre dans la nuit pour nous quémander de l’eau avec un accent allemand à couper au couteau. Notre premier réflexe sera d’avoir peur: on est seuls ici, la proprio nous a laissé la clé, l’hôtel est vide et le désert immense…Faut-il ouvrir la porte?
Nous lui ouvrons finalement et lui donnons de l’eau du robinet. Il boit et remplit son radiateur en panne.
L’eau du robinet mousse et a un goût horrible de salpêtre. Il nous remerciera grandement: selon lui, il n’y a que des Français pour ouvrir ainsi et aider spontanément, jamais des Américains n’auraient osé déverrouiller la porte en voyant ce colosse!
Après une nuit dans ce lieu décidément lugubre, nous filons droit vers Las Vegas car elle est sur notre route pour rejoindre le Grand Canyon. La folie des Casinos va-t-elle nous saisir???
La suite au prochain numéro!