Nos 36 heures de bus depuis Mendoza nous ont conduit à la petite ville de Puerto Iguazú, du côté argentin des chutes. Mais nous choisissons d’explorer le côté brésilien en premier.
Itaipu, énergie renouvelable
Nous commençons notre découverte des lieux par un tout petit tour au Paraguay voisin, qui n’a pas les chutes, certes, mais qui a construit, en 1974, avec son voisin le Brésil, le deuxième plus puissant barrage hydroélectrique du monde.
Ce barrage fournit 90% de l’électricité du Paraguay et 15% de celle de l’immense Brésil. Nommé « Itaipu », « Pierre qui chante » en indien Guarani, il utilise l’eau du rio Paranà. Cette centrale reste la première mondiale en quantité cumulée d’énergie produite.
Ciudad del este, shopping détaxé
Le tour nous emmène dans les rues désertes de Ciudad del Este. C’est dimanche, seul un immense magasin détaxé est ouvert, le médiatique « Mona Lisa ». Nous nous contentons d’admirer les œuvres exposées dans sa galerie…
Churrascaria…késaco?
Le guide est très fier lorsqu’il nous annonce que nous mangerons dans une churrascaria brésilienne et encore plus fier lorsqu’il nous annonce son nom: Rafain, une churrascaria cinq étoiles…
C’est en entrant que l’on se rend comte du phénomène : ce dimanche midi, un bon millier de personnes profite simultanément d’un buffet à volonté, « all you can eat ». Nous sommes ébahis par la foule mais aussi et surtout par la diversité et la qualité des plats proposés. Moi, je tombe dans le buffet des salades comme Jérôme tombera dans celui des desserts.
Dans les assiettes de nos convives, il paraît que la viande était extraordinaire, parole de végétarien !
Le côté brésilien des chutes, el parque Nacional do Iguaçu
Enfin nous y sommes. Les premières vues des chutes sont magnifiques, mais le sentier est habilement conçu. Plus nous avançons, plus elles sont proches et grandioses, stratégie du dévoilement progressif, pour accrocher définitivement l’attention (cf dialecte enseignant). 275 cascades sur un front de 3 km, ça donne ça…
Iguaçu signifie « les grandes eaux » en guarani. Se déversent ici jusqu’à 6 millions de litres par seconde! La plus grande est la Garganta do diablo, la gorge du diable, en forme de U, qui mesure 82 mètres de hauteur…
Nous avons hâte de découvrir demain le côté argentin!












































