
Nous avons loué une voiture au départ de Salta pour visiter les fameuses Vallées Calchaquies, avec des paysages très contrastés, entre les hauts plateaux battus par les vents et les canyons surchauffés : quebradas colorées, bodegas et vignobles perchés, piste caillouteuse de 90 km ( nommée RN 40!), villages authentiques, chaleur extrême le deuxième jour (40 à 45 degrés, dont les Argentins nous ont confirmé le caractère anormal en cette période de printemps en faisant allusion au réchauffement climatique…)
Premier jour: rejoindre Cachi par le camino colorado
Après ces quelques heures de route et de piste, avec un arrêt dans la Valle del Encanto, rouge et herbeuse. La piste est facile puis devient sableuse et caillouteuse sur le camiño Colorado. A 2280 mètres d’altitude, au pied des montagnes, Cachi est un gros village pittoresque, petite oasis au milieu de paysages désertiques. Les habitants disent qu’ici, on ne meure que de vieillesse tant le climat est vivifiant. Le camping municipal est un havre de paix, herboré, ombragé, où nous avons eu un gardien personnel, un beau labrador chocolat qui nous harcelait pour qu’on lui envoie son bâton.
Deuxième jour: Rejoindre CafayaTe
La piste poussiéreuse nous conduit vers le Sud, en direction de Cafayate (« Cafachate »). Les rares arbres le long du chemin sont remplis de petits perroquets jaunes.
Cafayate est entourée de vignobles: sur des terres hautes, plutôt pauvres et arides, les hommes ont réussi à produire d’excellents vins. Nous avons dégusté le fameux Torrontès, vin blanc doux et fruité, mais le conducteur n’a pas pu finir son verre en apprenant que le taux d’alcolémie autorisé au volant en Argentine est de… zéro! 🍾 🥂
Vous ne verrez pas notre campement du jour car il y en a eu deux: un premier où nous étions seuls, conseillé par le guide du routard était une véritable décharge de déchets en tout genre ( celui d’une communauté indigène, la Comunidad Diaguita). Nous avions tout de même planté la tente, mais nous avons, heureusement, déménagé en toute hâte à la nuit tombante, vers un autre camping rempli de français n’ayant pas le guide du routard😋.
TroisiÈme jour: un Tour en enfer pour finir au paradis😁
Nous reprenons la route nationale 40, qui est redevenue route peu avant Cafayate. Nous visitons une bodega et achetons une bouteille en prévision de la dernière soirée de notre boucle en voiture.
Les paysages sont toujours grandioses : la Quebrada de Las Conchas déploie ses couches ondulantes et colorées ou dresse des flèches de rocs, le Rio n’est plus qu’un filet d’eau, les points de vue sont autant de haltes à parcourir dans la fournaise le plus vite possible…
Il fait de plus en plus chaud à mesure que l’on enchaîne les kilomètres: 30, 35, 40, jusqu’à 45 degrés vers 15 heures, lorsque enfin, nous avons déniché un arbre ( décoré de rouge car emplacement d’un autel) pour pique-niquer à l’ombre.
Désormais rassasié, nous sommes attirés comme par un aimant par des grandes taches bleues repérées sur Maps.me, des lacs créés par une retenue d’eau et un camping au bord de l’eau.
Le camping Punto del Mahr va nous offrir une belle fin d’après-midi remplie de baignades et une soirée splendide, malgré le vent brûlant qui soufflera jusqu’à minuit.
Nous voici au terme de cette boucle « véhiculée ». Nous rendons le voiture ce matin à Salta et prenons le bus (1000 bornes en 19 heures…de quoi épuiser les sudokus de l’Ipad!) pour Mendoza.






















































Nous avons fait un pas de géant en reprenant le récit àLa Paz pour arriver dans cette boucle superbe.
Respect pour les 6000 mètres de Jérôme (déjà un peu loin dans votre souvenir, j’imagine. )
Entre les déserts blancs et les montagnes multicolores, c’est un voyage pour peintre que vous faites. Merci de ce Technicolor projeté sur notre quotidien en noir et blanc.
Et bravo pour les commentaires bien descriptifs.
Nous vous embrassons et vous souhaitons bonne route à venir.
Martine et Serge
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Merci 🙏🏻 à vous deux!
Nous adorons ce merveilleux voyage et ce morceau de continent…Chaque étape est différente et on en sort grandis!
Après avoir contemplé le plus haut sommet des Amériques, l’Aconcagua, nous voilà sur la route pour 36 heures de 🚌, oui oui, 36 heures, afin de rejoindre Iguazú à l’autre Bout du pays. Nous reportons notre descente vers la Patagonie car la météo n’y est pas encore printanière.
Nous vous embrassons,
Isabella y Jerome
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